lundi 16 novembre 2009

Funny people?


Sandler: "si si je te jure, tu ressembles à Mariah Carey!"


Eminem: "Réfléchis bien aux prochains mots qui vont sortir de ta bouche"








Ayé. Enfin vu la dernière galette de Judd "la mer s'ouvre devant lui" Apatow, Funny People. On en a déjà beaucoup dit sur la sérieuse propension du nouveau golden boy de la comédie US à en faire des tonnes (comprendre: rajouter de loooongues minutes souvent dispensables à ses métrages) sur les 3 films qu'il a réalisé (j'omets volontairement de citer les prods Apatow dont un récent Year One de TRES sinistre mémoire). Une bonne demi-heure en trop pour "40 ans et toujours puceau" et "En cloque mode d'emploi" et cette fois, une bonne heure très superflue sur les 2h15 de ce "funny people".

En deux mots, petit rappel de l'histoire: George Simmons (Adam Sandler) est un populaire humoriste qui apprend que son corps est malade et qu'il devra tester un nouveau médicament. Il décide alors d'embaucher Ira Wright (Seth Rogen), un apprenti comique qui cherche à faire sa place dans ce difficile domaine. Ensemble, ils vivront de multiples aventures à la limite de la vraisemblance, surtout lorsque George fera l'impossible pour reconquérir son ancienne flamme (Leslie Mann).

La première heure, véritable OFNI, nous démontre à quel point Apatow représente le futur de la comédie: questionnement intérieur, humour glaçant, blague sur les bites, quête d'identité, crise de la quarantaine, blague sur les bites. Oh, bien sûr, pas vraiment d'éclats de rire pendant cette première heure mais un vrai sentiment "mélancomique" et l'impression d'avoir assisté à la seconde révélation d'Adam Sandler en tant que "vrai" acteur (après le passé inaperçu "Reign Over Me").

La seconde partie du métrage va malheureusement précipiter la chute du film: on sent qu'Apatow -après avoir mis ses angoisses existentielles en abymes dans la première partie- met cette fois ci sa peur de perdre Leslie Mann (sa "vraie" femme dans la "vraie" vie) ainsi que ses deux charmantes filles. Notre intérêt baisse à la vitesse de la lumière, le temps s'étire, long, très long, et ce n'est malheureusement pas la performance ridicule d'Eric Bana dans le dernier tiers du film qui relancera un quelconque intérêt. Seth Rogen n'a plus aucune once d'utilité scénaristique à ce moment là du film et c'est bien dommage car on le retrouve émacié, vif et drôlissime après l'avoir quitté en caricature de lui-même dans le très con "Observe and Report".

On offre donc un baillement poli en ayant l'impression d'assister à la fin d'un Judd Apatow à l'aura mythique pratiquement mort née. A moins qu'il ne se décide enfin à faire des films moins longs. Na.

mardi 3 novembre 2009

Vertige


Ici, un des personnages du film tente d'allumer une lampe tempête grâce à une loupe fixée sur son casque






On poursuit avec "Vertige" (ex-"Ferrata") d'Abel Ferry produit par Sombréro (la boîte de prod derrière le, euh, comment dire, "moyen", "Mutants") : Poussé par un désir d'aventure et l'envie de se retrouver, un groupe d'amis se lance sur une via ferrata, une voie d'escalade en haute montagne. Pour Chloé, Guillaume, Fred, Karine et Loïc, le vertige des sommets et celui de sentiments enfouis va vite compliquer le voyage, d'autant qu'ils découvrent avec horreur qu'ils ne sont pas seuls... L'expédition va rapidement virer au cauchemar.
Bon.
Premier cliché au bout de 3mn30: la scène de la photo de groupe qui va rester en surimpression quelques secondes afin que nous, spectateurs, puissions nous dire inconsciemment que le ratio de pertes va approcher les 100% parmi les personnages du film. Puis, arrivent 20mn miraculeuses, presque organiques, l'Homme face à la nature, la montage, les esprits de "Délivrance" (John Boorman) et de "Southern Confort" (Walter Hill) murmurent des mots doux à nos oreilles. Plans majestueux, mise en scène vertigineuse (ah ah ah), climax bien prenant (la scène classique du pont suspendue) bouclent admirablement le premier tiers du film.
Puis, patatras.
On opère un virage à 180° pour tomber dans le sous Wrong Turn: on se met en mode survival forestier pour les 50mn restantes tout en ne captant plus rien quant aux enjeux des personnages, les enjeux du scénario n'en parlons même plus, il s'agit avant tout de rester en vie...
Demi-ratage mais pas ratage total, on peut presque dire qu'il y a deux films en un dans ce "Vertige": le film d'Abel Ferry, qui tient peu ou prou dans sa première demi-heure, et un film de producteurs pour les deux derniers actes. Mais gardons confiance. L'essai n'est pas totalement transformé pour le ciné de genre français mais nous sommes sur la bonne voie. En tous cas, on l'espère...

The Orphan

Le twist de la fin? AH AH AH AH


Ou "Esther", en VF. Il s'agit nouveau film de Jaumet-Collet Serra, réalisateur du très bon "House of Wax" avec Paris Hilton (comme quoi...). L'histoire: Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier.
Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther.
Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...

Postulat classique de "domestic thriller" comme on dit en allemand matîné de "murderer children movie". Etrange cet orphan, coincé entre le très beau "Joshua" (encore avec Vera Farmiga, décidemment abonnée aux rôles de mères dépressives) et le très sur-côté "The Children".
Très bon moment tout de même qui nous fait démarrer sur une première heure de métrage "classique" avec une excellente exposition des enjeux et des personnages (un peu sur le modèle de l'école de genre espagnole) avant de bifurquer brutalement sur un WHAT THE FUCK twist somme toute assez rigolo, pour peu qu'on y croit un minimum....ce qui donne une dernière demi-heure bien vénère avec des moments de boucheries que rien ne laissait présager. Mais je le répète, ce twist, faut y croire hein.

lundi 7 septembre 2009

District Nein


Bon.
La claque.
Mais alors, grosse grosse la claque. Du style de celle qui vous font relativiser tout ce qui est sorti au cinoche les mois précédents (dans ce créneau) et tout ce qui sortira prochainement. Comment un p'tit jeune sudaf (réal de CE court, celui qui a tout déclenché) accompagné de tonton Jackson et nanti d'un budget de 25M€ parvient à faire la nique à Transformers 2, Terminator Salavation et consorts (près de 110M€ US engrangés....)? Le talent certainement...
L'histoire: Il y a 30 ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre... Les humains avaient tout imaginé, sauf ce qui se produisit. Les extraterrestres n'étaient venus ni nous attaquer, ni nous offrir un savoir supérieur. Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés, les derniers survivants de leur monde. Ils furent temporairement installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire... Depuis, la gestion de la situation a été transférée à la MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement.

Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsqu'un agent de terrain du MNU, Wikus van der Merwe (Sharlto Copley), contracte un mystérieux virus qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...

Alors, bien sûr, on dressera très rapidement les passerelles évidentes entre l'histoire de l'Afrique du Sud et son apartheid pas si lointain que ça (et le très réel District 6 pour le coup!) avec, par exemple, la scène du fast food qui est plus parlante que tous les discours réunis: tout cela continue encore aujourd'hui. La "touche" Peter Jackson transparaît également lors de séquences gores pour le moins... innattendues! Néanmoins, je ne suis pas persuadé que le jeune réalisateur du film, Neil Klomgamp ait voulu en faire le "coeur" de son métrage: pour moi il semble évident que District 9 est un fan-film hommage à ... La Mouche, de David Cronenberg. Tout y passe: la scène des dents, la force surhumaine, l'humanité qui disparaît peu à peu mais où affleure encore une émotion palpable, l'histoire d'amour impossible, les déjeuner et diner peu ragoutants et j'en oublie certainement...Bref, vous l'aurez compris, La Mouche doit être le film qui a le plus marqué Klomgamp dans ses vertes années (ça tombe bien, moi aussi).

Précipitez-vous en salles, c'est un véritable bijou. Qui vire carrement poétique dans la toute dernière image du film qui en nouera des gorges....faîtes moi confiance!

mardi 1 septembre 2009

L'enfer c'est les autres

"Des problèmes de peau? Fountaine, vite"


J'aime Sam Raimi. Je veux dire je l'aime comme un grand frère qui m'a pris par la main et m'a fait connaître mes premiers émois cinématographiques: la location en skreud de Evil Dead 1 et 2 au vidéo club du coin, l'hallu au ciné devant Darkman, la claque devant un Plan Simple, la jubilation de le voir s'attaquer à Spidey (bon, ça a bien changé depuis).
Et pourtant, voilà Drag me to hell... Je l'admets sans ambages: je me suis ennuyé. Ennuyé comme devant un DTV moyen aux figures imposées (techniquement, ça sent un peu la naphtaline non?) mais surtout devant un scénario convenu au possible, tournant en rond et au twist final prévisible depuis le début de la dernière bobine. Et puis ces SFX quoi...Je comprends que le père Sam ait voulu donner une touche "cartoon" aux scènes grand guignol mais quand même! On a l'impression de se retrouver devant les effets spéciaux du Cobaye 3 avec, en climax du ridicule, la scène de la chèvre....Le film semble pendant toute la durée du métrage le cul entre deux chaises: CGI ou effets en live, satire sociale ou film d'horreur, Evil Dead ou Mort sur le Gril, Alison Lohmann ou Dorade Royale?

Le seul intérêt émotionnel du film reste pour moi le regard final de Justin Long, impressionnant de justesse. Et c'est d'ailleurs lui la vraie bonne surprise du film.

vendredi 28 août 2009

Ceux qui m'aiment prendront le train

Vu que je vais de nouveau passer près de 10 heures dans un train ce week-end, de nouvelles critiques à suivre très vite: un retour sur The Last Action Hero et Primeval, notamment.

Bon week-end!

(tchou tchou)

lundi 24 août 2009

Dead is Red


"Ah ouais? Je ressemble à François Cluzet?"





« Rudes sont le ciel et la terre qui traitent en chiens de paille la multitude d'êtres. Rude est le sage qui traite le peuple en chien de paille. »


Et on termine enfin par un monument de Sam Peckinpah que j'ai découvert pour la première fois ce week-end: Straw Dogs (aka Les chiens de paille) avec Dustin Hoffman.
David, mathématicien américain, vient habiter avec sa femme dans l'arrière pays anglais pour se concentrer sur ses recherches en mathématique. Il engage des jeunes du village pour réparer la ferme. Ces derniers tourmentent le couple, mais David, partisan de la non-violence, reste passif. Cela s'intensifie lorsqu'ils attaquent la ferme après qu'il a pris la défense d'Harry Niles l'idiot du village qui est accusé de meurtre. L’architecture morale d’un homme soucieux de calme et de bien-être vole soudainement en éclats. Face à des tueurs déchaînés, il devient un loup parmi les loups, la bestialité latente des personnages ne demande qu’à s’extérioriser à la moindre étincelle. David développe son intelligence au service de sa survie ; retranché il élabore des pièges qui font de lui l’égal de ses assaillants. Ses convictions non violentes sont détruites, sa répugnance à tuer enfouie à tout jamais par les actes qu’il va commettre. David tout en se défendant contre cette déferlante de cruauté découvre ses possibilités et distille à son tour l’équivalent de ce qu’il reçoit.

Quelle claque....mais quelle claque. Je ne sais pas pourquoi, je n'avais jamais osé m'attaquer à ce classique des 70's, la raison principale étant que Peckinpah est un des rares cinéastes à avoir un énorme impact émotionnel sur moi lorsque je regarde ses films: "La horde sauvage" par exemple est toujours solidement ancré en moi alors que je ne l'ai jamais revu depuis mes 13 ans!
Ca, c'est pour le pathos. Pour Straw Dogs, quel tableau réaliste, quelle puissance malsaine! Nous ne sommes pas dans le tout manichéen, que ce soit au niveau de la peinture du couple principal, de la vie sociale villageoise ou encore des réactions de la femme de David pendant LA scène du film: la désormais fameuse scène du viol...Entre peur panique et envie de s'échapper, elle cède finalement et se soumet à son bourreau non sans un certain plaisir. Une scène vertigineuse, mettant en lumière les problèmes intimes du couple et notamment un doute sur la virilité du personnage campé par Hoffmann. Hoffman, venons-y justement. L'acteur sort de deux performances énormissimes: Little Big Man et The Graduate. Il décide alors de faire un choix innattendu et de jouer dans un véritable film de genre: il livre une nouvelle fois une composition dantesque! Il faut le voir se transformer en l'espace de 2mn, passant d'un démocrate américain scientifique (donc, à l'opposé de la bigotterie, ce qui sera admirablement bien démontré par Peckinpah en une seule scène!), en une véritable machine à tuer utilisant son intelligence pour libérer ses instincts les plus primaires. Le scénario du film est en fait appuyé par les écrits d'un anthropologue, Robert Ardrey, African Genesis et The Territorial Imperative dont la thèse principale est que les comportements humains sont motivés par des instincts animaux: il ne s'agit pas d'un rape & revenge classique, ni d'un domestic thriller, tout cela est bien plus subtil...
A l'image de la dernière scène et de la dernière ligne de dialogue du film (David roule en rase campagne avec Harry Niles. Niles lui dit "je ne sais plus où j'habite". David lui répond: "Moi non plus", dans un grand sourire), David est "libre". La part "raisonnement" et la part "instincts" cohabitent désormais....


Red Is Dead (bis)


"Quoi?? T'es sûr?? Le grunge n'existe plus??!"



On poursuit dans le même code chromatique avec "Red" de Lucky McKee (the woods mais surtout May): un vieil homme reclus et taciturne veut se faire justice lui même après que son vieux toutou ait été tué par une bande de jeunes...
Adapté du roman éponyme de Jack Ketchum (sorte de Stephen King plus trash), "Red" est porté par l'interprétation magistrale d'un Brian Cox littéralement habité par le rôle et le sujet (il est d'ailleurs co-producteur du film). Petit drama à l'aspect formel trop télévisuel à mon goût (on a parfois l'impression de se retrouver devant un épisode du "Renard" esthétiquement), "Red" reste un film sympatique mais relativement inoffensif. A voir pour les fans de Lucky McKee (viré au milieu du tournage), de Cox et des chiens.

Red Is Dead



"La prochaine fois que tu me coupes les cheveux comme ça, je te TUE"





Week-end chargé niveau films (beaucoup d'heures de train à tuer), on commence donc avec Red Eye, du papa de Freddy Krueger, Wes Craven. Petit thriller de série B ma foi fort sympathique et nawakesque, jugez plutôt:

Lisa Reisert a une peur bleue de l'avion, mais l'horreur qui l'attend sur ce vol de nuit pour Miami n'a rien à voir avec sa phobie.
Alors qu'elle prend place dans l'engin, elle est agréablement surprise de retrouver Jackson, le charmant jeune homme avec qui elle a pris un verre avant l'embarquement.
Cependant, quelques instants après le décollage, ce dernier tombe le masque et révèle la vraie raison de sa présence à bord : il participe à un complot visant à tuer le secrétaire adjoint à la sécurité nationale...et Lisa est la clef de son succès. Si elle refuse de coopérer, son propre père sera éliminé par un tueur qui n'attend qu'un appel de Jackson.


Bon ben euh voilà quoi. La première demi-heure enlevée, dynamique et posant admirablement bien les enjeux en un temps record nous faisait bien saliver. La présence magnétique de Cillian Murphy et de la délicieuse Rachel McAdams aussi. Malheureusement, après un démarrage réussi, le film se perd dans la surenchère à base de trachéotomie improvisée et sauvage. Mais mais mais, on prend malgré tout un certain plaisir bisseux à suivre les pérégrinations de Mlle McAdams dans l'aéroport, déambulant en mini short, la crinière ébourrifée, poursuivie par un Cillan Murphy transformé en boogeyman.
Bref, Red Eye (seulement 1h15) ne révolutionne pas le genre, en revanche le couple d'acteurs principaux marche bien, une véritable alchimie semble s'opérer entre eux mais les scénaristes, quant à eux, devraient prendre des vacances. De très longues vacances.

jeudi 20 août 2009

Inglourious Basterds

Non je n'ai pas -encore- vu le film mais je tenais à vous faire partager une petite discussion sur Quentin que j'ai eu avec un ami. Je vous laisse découvrir qui est qui.

- bon t'as vu IB?

- Je t'ai déjà dit mille fois que je ne supporte pas QT. Il m'emmerde profondemment.

- t'es un gros naze.
il serait temps que tu commences à aimer le vrai cinéma.

- Si le vrai cinéma pour toi c'est ingurgiter des tonnes de films, les découper, les plagier, et en servir un condensé Liebig alors oui, nous n'aimons pas le même cinéma.
(un petit conseil d'ami: mattes "to be or not to be" de Lubitcsh avant d'encenser IB...)

- oh mon Dieu, quand je lis des trucs comme ça venant d'un amateur de slasher qui nous servent la même recette depuis 40 ans, juste lol.
To be or not to be est clairement dans les films auxquels tarantino rend hommage et c'est assez jouissif.
Pour moi, c'est clair, si on aime pas IB, on aime pas le cinéma.

- Plagier t'appelle ça rendre hommage?

- Mes couilles, plagier.
t'as pas vu le film. Moi j'ai vu les deux.
Tarantino n'a jamais plagié. Il détourne des films qu'il admire et créé un cinéma déjanté avec un univers fort et passionnant.
Il ose ce que quasi aucun autre réals n'osent faire. C'est ça le cinéma. Utiliser des codes et des cinémas d'autres époques pour en créé de nouveaux et être un des seuls réals réellement moderne

- Ok. Dès que j'irai voir le film -car j'irai le voir- je pondrai une critique bien sentie, t'inquiètes.
(QT n'a jamaiiiiiiiiiiiiiiiiis plagié. Non non. Juste quelques fois. Comme par exemple pour Reservoir Dogs -même si c'est l'un de ses seuls films que j'aime bien- ou il plagie ouvertement un film coréen de braquage -dont je me souviens plus du titre- pour la structure IDENTIQUE, fin comprise, et Taking of Pelham 1 2 3 -l'original- pour les codes couleurs des persos. A part ça, jamais)

- ça s'appelle un remake mec, il ne l'a jamais nié.
Il ne nie jamais ses influences.

- AH AH AH
tu rigoles ou quoi???
Je te mets au défi de me trouver UNE SEULE interview de lui ou il cite ces films en modèle lors de la sortie de Reservoir Dogs. Moi ça me fait hurler de voir les critiques dithyrambiques sur ce film et lui cirer les pompes sans citer les précurseurs. Tout ça grâce à une scène de coupage d'oreille, d'un pas de danse de Michael Madsen et d'un mouvement de caméra à la con.
Mais bon. C'est l'époque qui veut ça. MacDo/Surconsommation/Mémoire courte. QT aurait tort de s'en priver.. Et il a bien raison.

- T'es d'une mauvaise foi à couper au couteau.
Nier l'importance de tarantino dans le ciné d'aujourd'hui quand on voit les cinéastes que tu encenses, c'ets juste une hérésie.

- Je ne nie aucunement son importance: il a contribué à re faire connaître des vieux films aux nouvelles générations, c'est indéniable. Ce que je nie, c'est son talent. C'est différent.
Maintenant, je serai curieux que tu me dises quels cinéastes j'encense. Je suis curieux là pour le coup.

- David Twohy, Rob Zombie, Eli Roth, Sylvester Stallone...

- c'est pas parce que j'en parle que je les encense!!
David Twohy => un des ARTISANS les plus doués, je parle pas d'un masterpiece maker
Rob Zombie=> Devil's Rejects est un excellent film. Point.
Elie Roth=> j'avoue je comprends pas....J'ai tout juste bien aimé 10mn d'Hostel 2...
Sly=> Emu par certains de ses films mais ca va pas plus loin...

Non non, tout ceci n'est pas très convaincant....Ca s'apparente un peu à parler dans le vide.

- des mecs qui font des des excellents films ont du talent. Donc ça veut dire que tu situes ces mecs au-dessus de QT. C'est fou.

- Là TU fais preuve de mauvaise foi et de raccourcis faciles: pour ma part j'encense des cinéastes qui ont su mettre en oeuvre un univers film après film: les kubrick, les lubitch, kurosawa, billy wilder, sean penn (et oui!), steven spielberg (1975/1989), Jim Cameron, etc...
Et QT n'en fait clairement pas parti, c'est clair.

- je suis pas du tout d'accord, surtout si tu mets Cameron et critique QT pour ses plagiats.
Pour moi Tarantino a sa place dans cette liste parmi quelques réals actuels comme PT Anderson ou Fincher

- Ah ben je serais curieux de savoir en quoi Cameron n'a pas été original (mis à part pour True Lies qui est un remake officiel). Cameron a toujours reussi à dépasser les limites de SON cinéma mais à transcender aussi les limites DU cinéma c'est en ça qu'il est admirable. QT ne fera jamais QUE du QT. Pour le restant de ses jours.
Ah ben QT et Fincher dans le même mail, je commence à avoir une crise d'excezema ca y est.

A perfect getaway

Allez, on tombe le débardeur et on prend son tahiti douche. Hop hop hop.











Ah, David Twohy. Attendre un film du Monsieur, c'est comme attendre le 25 décembre. Attendre un gros cadeau d'un des artisans les plus doués d'Hollywood (Pitch Black, Riddick mais surtout Below, petite perle méconnue avec Bruce Greenwood).
A perfect Getaway donc: Cliff et Cydney sont un jeune couple d'aventuriers qui, pour fêter leur lune de miel, se rend sur la plus belle et reculée des plages de Hawaï. Randonnant sur les chemins sauvages de l'île, ils pensent avoir trouvé le Paradis sur Terre. Mais quand leur route croise celle de deux promeneurs effrayés par le récent meurtre de deux jeunes époux dans les environs, ils commencent alors à se demander s'il ne vaudrait pas mieux retourner sur leurs pas. Ne se sachant que décider, Cliff et Cydney se joignent à deux autres couples et c'est à partir de ce moment que les choses vont mal tourner. Car si loin de la civilisation ou de toutes formes de secours, chacun semble être une menace et plus personne ne sait à qui faire confiance. Et le Paradis devient un véritable Enfer quand une bataille brutale pour la survie s'engage...(dvdrama)
Je l'avoue sans honte: au delà de l'amour inconditionnel que je porte au cinoche du sieur Twohy, je me suis fait avoir comme un bleu par ce film (légèrement trop roublard mais ne faisons pas la fine bouche surtout lorsqu'on a GI Joe en face) mais Dieu que cela fait plaisir!
Impossible de parler plus du film sous peine de déflorer le suspense (et me prendre par là même des courriels incendiaires) mais sachez seulement que le vieil adage "things aren't not what they seem" prend ici tout son sens, le tout mâtiné de réflexions sur le pouvoir de la construction solide d'une histoire, l'importance des détails, le fait de connaître son prochain, la confiance, le couple, l'amour. Parfois vertigineux (pour un film d'été, si si). Un conseil: si vous n'avez pas l'intention de voir le film mais que vous voulez tout de même percer à jour le twist: lisez attentivement les interviews données par Miss Jovovich...
Sortie dans les jours qui viennent en France.

mercredi 19 août 2009

Rick Hochet


Un black, un ballon de basket, un grillage: Oui, on est bien à L.A...







Les journées d'été sont longues et parfois on ne sait plus vraiment comment les remplir. Pour preuve, j'ai décidé une nuit interminable de me (re)farcir un film de Russel "Razorback forever" Mulcahy: "Ricochet". Contexte: 1991, Mulcahy est alors au sommet de sa gloire au sortir de Razorback et Highlander et figure tout en haut de la A-List d'Hollywood. Le plus grand producteur de l'époque, Joel Silver, décide de lui offrir sur un plateau LE script du moment en vogue dans la cité des anges: Ricochet, écrit par Fred Dekker (le fantastique "Night of the creeps" notamment) et Steven E. De Souza. Scénario fantastique qui attire toutes les stars d'Hollywood: Richard Gere, Bruce Willis et Harrisson Ford se montrent d'ailleurs intéréssés. Finalement, c'est le encore tout jeune Denzel Washington qui décroche le rôle principal et John Lighgow celui de sa redoutable némésis. Le pitch:

Issu d'une famille noire défavorisée, Nick Styles a toujours su qu'il n'avait qu'un moyen de s'en sortir: faire carrière dans la police. C'est à la faveur de l'arrestation d'Earl Talbot Blake, un dangereux psychopathe, que cet homme d'action et de terrain grimpe rapidement les échelons pour devenir procureur général. Mais, derrière les barreaux de sa cellule, Blake rumine sa vengeance. Une évasion spectaculaire lui permet de retrouver la liberté. Earl Talbot Blake n'aura alors de cesse de détruire la vie de celui qui l'a jété en prison plusieurs années auparavant...

Emoustillant isn't it? Destins croisés, peinture sociale, arrivisme, le tout dans un L.A post émeutes raciales le cocktail sentait bon, trop bon.

Malheureusement, à l'arrivée, ce script fantastique est complètement dénaturé et salopé par le père Silver et l'imagerie clipesque de pacotille de Mulcahy: dialogues balourds, plots scénaristiques avortés, symbôles crypto-gay risibles, acting suspect (je mets quiconque au défi de trouver interprétation plus surjouée que celle de Lightgow dans ce film), le personnage de Ice-T (symbôle de la ville de L.A dans le script), pour parvenir à un résultat hautement risible qui fleurte avec la série Z de luxe.

Encore un fabuleux script jeté aux orties par l'incompétence de producteurs moneymakers avant tout et un mauvais choix de réal.

Mais bon, si vous voulez rire pendant 1h30, regardez-le quand même...

mardi 28 juillet 2009

Ouaille chie ouas aout

J'avais pas compris que c'était une parabole sur le petit chaperon rouge. Ok.



Hier j'ai vu le film le plus improbable du monde.
Prenez une Kim Basinger un peu frippée (mais pas trop), mettez là dans une petite prod direct to DVD écrite et réalisée par une femme, prévoyez au cast Luka Haas (le petit garçon aux graaaaaaaaandes oreilles partenaires d'Harisson Ford dans Witness), écrivez un scénario qui tient sur un timbre poste et vous obtiendrez: "While she was out" (ce qui doit donner en VF "Pendant qu'elle était partie chercher le pain" ou un truc comme ça).
Alors, ce film narre l'histoire de Kim Basinger donc qui campe une sympathique MILF dans une non moins sympathique bourgade du nord est américain. Cette MILF (Mother I'd Like to Fuck, en slang US) est totalement transparente: pas de boulot, pas d'amis, pas de vie sociale et accessoirement pas de sesque prodigué par son fieffé mari alcoolique (le trop rare Gerg "Cabal for Ever" Scheffer). Un jour, après avoir échappée de justesse à un coup de poing de son mari (qui en est quitte à dépenser une fortune chez Casto pour réparer ses dégâts), la jolie Kim décide d'aller acheter du papier crêpon dans le Wall Mart du coin. Elle traîne dans les rayons, boit un thé, rencontre une vieille amie qui n'en a strictement rien à carrer d'elle et, oups, mazette, il est déjà 23h (ou un truc comme ça, à ce moment là il était AUSSI 23h pour moi). Elle se décide à aller récupérer sa voiture dans le parking (désert, bien sûr) et tombe à ce moment là sur 4 loustics pas bien intentionnés du tout et qui voudrait faire de la jolie blonde leur jouet du soir. Kim ne l'entend pas de cette oreille et s'enfuit, aussitôt prise en chasse par les vilains pas beaux. Elle est rattrapée, elle griffe, elle mord et parvient à s'enfuir dans la forêt juste à côté. Et à partir de ce moment là, on a droit au plus grand moment de nawak de l'année 2009: Miss Kim se transforme alors en Rambinette, décimant à l'aide des ustensiles contenus dans sa boîte à outils (qu'elle trimballe tout le film! sic) les 4 voyoux: et vas y que je te détruis la face avec une clé de 12, et vas y que je te brise la nuque, et vas y que je t'enfonce un tournevis dans le crâne. Nawak je vous dis. Avant dernière scène (SPOILERS), la Basinger fait l'amour avec le bad guy en chef (Mr grandezoreilles donc) avant de l'enflammer avec un feu d'artifice qu'elle avait dans sa poche (WTF) et de le finir avec son beretta. Elle se lave un peu, se recoiffe, rentre chez elle et fait comprendre à son gros beauf de mari de plus jamais la faire chier. Avec le même béretta.
Nawak je vous dis...Normal que le film ait rapporté 14 000 dollars au Box Office Worldwide (et je ne plaisante pas).

mercredi 22 juillet 2009

Triangle

Le petit dernier de Christopher Smith (Creep, Severance) avec la délicieuse Melissa Georges (30 days of night): en tous les cas, j'suis bien curieux de voir le résultat.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/triangle/video/x9vve8_triangle-trailer-bandeannonce-2-vo_shortfilms

mardi 21 juillet 2009

The Hurt Locker








Ah ça on l'attendait le retour de Katryn Bigelow (Near Dark, Strange Days, Point Break...bref que des films de nanas quoi) et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on est pas déçus!
Après 7 ans d'inactivité forcée, l'ex-femme de Big Jim Cameron revient donc aux affaires avec un petit film (budget: 8M€ soit le budget perruque dans Pirates des Caraïbes) survitaminé mettant en scène une escouade de 3 soldats spécialisés en déminage pris dans l'enfer de la gestion post-guerre en Irak. Le film démarre sur une scène choc qui voit deux des protagonistes principaux assister à la mort de leur lieutenant (Guy Pearce) lors d'une séquence particulièrement tendue. Le ton est donné. On n'est pas chez Gus Van Sant. Ces deux bleus sont rejoints par le remplaçant de Guy Pearce (interprété par un Jeremy Renner véritable révélation tourmentée du film), grosse tête brûlée, qui va leur en faire voir des vertes et des pas mûres dans sa gestion des déminages successifs.
Tourné principalement caméra à l'épaule mais toujours en assurant une lisibilité maximale de l'action (coucou Michael Bay, coucou McG), Bigelow reussit un véritable tour de force en ne posant jamais en moralisatrice, ni en donneuse de leçon: elle est simplement là pour nous balancer un message galvaudé mais qui garde tout son sens à la vision du film notamment son générique et sa scène finale: War Is Drug.

mercredi 13 mai 2009

The geek's prayer

Notre Père qui êtes dans la matrice,

que ton login soit sanctifié,

que ton routeur suprême vienne.

Que ta volonté soit faite sur le web comme IRL

et donne nous aujourd'hui

la MAJ de WoW.

Pardonne nous notre noobisme

comme nous pardonnons aux noobs

qui nous ont wipé

et ne nous soumets pas à Bill Gates.

Délivre nous de Windows,

c'est à toi qu'appartient Apple, Blizzard et NcSoft

pour les serveurs des serveurs.

Entrée

Notre Firefox qui êtes aux cieux,
Que ton renard soit embrasé,
Que ton règne vienne,
Que ta connexion soit faite sous Linux comme sous Win,
Donne-nous aujourd'hui notre lolcat quotidien,
Pardonne-nous IE,
Comme nous pardonnons aux noobs qui t'ont offensé,
Et ne nous soumets pas à la iDictature,
Mais délivre-nous du Mac.

Admin.

The expendables



"Saloperie de fuite, j'aurai ta peau!"


Tout le monde (oui, tout le monde) a eu vent de ce fantastique film en préparation qui fait passer "Inglorious Basterds" pour le film que ce sera à l'arrivée: un film uber-chiant, trop référencé, bref, du Q.T quoi.

Mais pour The Expendables, là, on est vraiment dans le ciné bis d'exploitation des années 80. Que celui qui n'a jamais regardé un "Portés Disparus" me jette la première pierre.
Chouf le casting: Sylvester Stallone, Jet Li, Jason Statham, Mickey Rourke, Schwarzy himself (certainement dans un rôle de composition: gouverneur de l'état de Californie), Dolph Lundgren, Danny Trejo, Eric Roberts...bref, un pur fantasme de geek (et encore, Van Damme a refusé).

Etant donné que la com' d'un film se fait de plus en plus via le web (Hollywood est très 2.0 en ce moment) voici une nouvelle photo du tournage qui montre Sly en train d'essayer de grimper dans un avion qui décolle. Perso j'aurais plus dit qu'il est en train d'essayer violemment de réparer un lavabo qui fuit mais bon...

lundi 11 mai 2009

2, 3 questions qu'on peut se poser sur LOST (spoilers inside)


"Je crois que ça y est, j'ai merdé"






- Le vrai nom du personnage joué par Daniel Dae-Kim est-il vraiment Jin Sushi?

- Richard Alpert n'utiliserait-il pas un peu trop de rimmel?
(cf. Yoan Gourcuff)

- Rassurez-moi, tout le buzz autour du perso joué par Saïd Tagmahoui cachait quelque chose non? Il n'est pas mort aussi connement en ayant seulement balancé 2 pauvres répliques?

- En fait, Christian Shepperd c'est Franck Dubosc vieux.

- Il va pas se faire une indigestion Locke à force de manger tout ce sanglier?

- Quelque part, ils sont beaucoup plus tranquilles que la Darhma initiative les others, non?

- Quelqu'un comprend t-il à quoi sert Kate dans la série? (mis à part la promesse d'un trio Juliette / Sawyer / Kate)

- Ils vont pas VRAIMENT faire péter une bombe H, si?

- J'ai vraiment l'impression que Sayid a envie de se barrer de la série...

- Et à la fin, ce n'était qu'un rêve?


La semaine prochaine, c'est au tour de la série Prison Break de passer à la moulinette.

lundi 4 mai 2009

2, 3 questions qu'on peut se poser sur HEROES (spoilers INSIDE)


Le super pouvoir de Sylar et Peter Petrelli: acheter plein de super trucs super chers et super moches chez American Apparel


- Episode 25 (season finale) de la saison 4: Comment réagit Angela Petrelli lorsqu'elle découvre son fils Nathan égorgé, gisant dans une mare de sang?
En fait, Mss Petrelli râle un peu devant le corps inanimé de son fils (le désordre régnant dans une pièce horripilant toutes les personnes de plus de 60 ans certainement) puis après, ca va mieux, elle va manger une pizza avec lui.

- Les scénaristes ont-ils enfin réduit les pouvoirs de Hiro? Et quid du Hiro du futur?
Dans la saison 7 volume 16 bis appendice 2, il récupère ses pouvoirs grâce à un transfert de moelle épinière de la cousine en second du fils illégitime de Nathan/Sylar et d'atomic man.

- Mohinder Suresh a t-il toujours ses pouvoirs d'homme-insecte?
Ouais mais comme y'a plus de moyen pour les effets spéciaux, il s'en sert pas (cf la magnifique bataille à base de lumières bleues entre Peter/Nathan et Sylar dans le season finale)

- La jeune mexicaine qui avait les yeux noirs et tuait tout le monde, vit-elle toujours?
Oui, elle a ouvert un resto de taco de porcs à Tijuana, tout va bien pour elle mais ses clients toussent un peu.

- Matt Parkman penche-t-il toujours la tête comme un con pour lire dans les pensées des autres?
L'acteur Greg Grunberg s'est vu décerner une chaire honorifique à l'actor studio pour les 50 prochaines années.

- Quid de la fille (la cousine de Rebel) qui apprend à faire des trucs en regardant la télé (saison 3)?
Elle était finaliste dans la ferme des célébrités version US y'a deux ans.


La semaine prochaine, plein de réponses à plein de questions que vous vous posez sur LOST.

vendredi 17 avril 2009

Lu dans la presse ce jour (Bouh ça pue)...

... l'édito nauséabond de Yvan Roufio dans le Figaro concernant la prise de position du jeune homme agressé dans un Noctilien de la RATP en décembre dernier (voir vidéos un peu partout sur la toile) qui dénonce «les dérives et amalgames que cette affaire pourraient susciter» tout en excusant ses agresseurs en assurant n'avoir rien entendu, et en excusant ses agresseurs "drogués ou ivres" et en faisant remarquer que l'un d'eux avait "une couleur de peau très pâle" Le jeune homme, dans une posture rare et qui mérite d'être soulignée, est quand à lui stigmatisé plein pot par le plumitif du quotidien de droite qui estime que «ces excuses à la violence et au racisme anti-Français, apportées par la propre victime du bus en écho aux autres belles âmes (dont Sciences Po-Paris semble être une pépinière), sont un danger pour la démocratie».

L'édition du jour du Fig en fait d'ailleurs des caisses en surfant sur la thématique pour proposer cet article: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/16/01016-20090416ARTFIG00601-la-nouvelle-carte-de-france-de-l-insecurite-.php

Une occasion pour le quotidien de Dassault de relancer le débat à 2 mois des Européennes?

La dernière maison sur la gauche

Les gars, je crois que ce film va faire de nous des STARS.
A nous Hollywood !!!

Non il ne s'agit pas d'un film sur la disparition des antennes locales du parti socialiste, mais d'un remake du premier film datant de 1972 de Wes Craven (vous savez la trilogie scream qui a donné naissance à toute une flopée de teens horror movies de bas étage ces 10 dernières années - en réalité Scream 2 étant le premier de cette liste).
Mais n'ayant pas encore vu cette resucée de Dennis Iliadis parlons plutôt de l'original pour une fois.
Vous savez, quand un remake sort, je fais l'effort de regarder la version originale par conscience professionnelle et parfois c'est vraiment douloureux, (je pense à "la colline a des yeux" par exemple - Palpitant ce qu'on arrivait à faire avec du polystyrène et un peu de scotch double face dans les années 70.)

Soyons clair, Wes Craven aurait pu mal finir, à tourner des pornos à Campton, ou terminer ses jours en taule après avoir réalisé un snuff movie. Car « The last house on the left » fleurte avec le glauque du début à la fin.
Le glauque Hippie pendant les 15 première minutes (jeune fille en fleur désirant s'échapper d'un carcan familial pas suffisamment oppressant pour qu'on y croit une seule seconde), avec musique d'ambiances HORS SUJET (qui habillerait de country une scène de viol collectif ?).
Le film est maladroit et les acteurs tout simplement mauvais.
Il faut dire que le casting n'aura pas laissé une grande trace dans l'histoire:
Sandra Peabody l'héroïne : 4 petits films de genre et puis s'en va (le dernier étant sans doute un vrai Snuff movie - bon débarras.)
Jeramie Rain qui joue Sadie, la criminelle perverse, préfèrera se tourner vers la production, dommage que Russ Meyer ne l'ai pas repéré entre temps.
David Hess, le méchant krug (qui est censé jouer le père d'un ado de 10 ans plus jeune...) aura une petite carrière dans les séries B à jouer l'italo-américain de service.
Quant à Fred J. Lincoln il réalisera plus de 300 films pornos (série en cours)

Le seul acteur à avoir correctement noirci son CV, Martin Kove, dans des rôles d'homme de main tendance redneck congénital, et aussi dans Karaté Kid, joue ici un adjoint au Sherrif particulièrement CREDIBLE et méritant sans doute d'être coupé au montage ...

Je souhaite simplement aux acteurs du remake (une belle brochette de seconds rôles de séries télé) de ne pas connaitre la même carrière au cinéma (je parle du vrai cinéma: comme "le jour où la terre s'arreta": Keanu Reeves, en voilà un bon acteur aux multiples facettes non ? Non ? Effectivement non...).
En tout cas je pense que ce sera mieux réalisé que l'original (j'aime prendre des risques, faire des paris...), cependant je ne suis pas sur que le message soit le même. Où le département du politiquement correct des studios américains va t il s’immiscer dans cette version quand on sait que l’original n’est qu’une suite de violences amorales ?
J'aurais tendance à dire qu'on s'en fout.

mercredi 15 avril 2009

Willem Dafoe + Charlotte Gainsbourg + Lars Von Trier = Antechrist

Notre mégalo danois préféré revient en force et abandonne ses expérimentations post dogmes austères (et il faut bien le dire, un peu chiantes aussi) pour en revenir à son cinéma virtuose des années 80 (Element of crime, principalement) avec un film d'horreur à l'ancienne (si si): un couple s'échappe en montagne et décompresse suite au décès de leur enfant.
Un peu court hein? Mais cela ne vous fait penser à rien? Même pas à un petit "Ne vous retournez pas" de Nicolas Roeg dans les années 70? Ce petit bijou de film terrifiant avec Donald Sutherland qui vous fait faire pipi dans votre culotte depuis la première image jusqu'à son dénouement dans les canaux de Venise? Ben pour attendre la sortie de "Antéchrist", on peut patienter en visionnant cette bande annonce ... inquiétante et sublime.

http://www.comingsoon.net/films.php?id=47970

mardi 14 avril 2009

Quote of the Day


(Djibril Cissé & Kanye West)
Kanye West:"dieu m'a choisi je suis son vecteur, ma plus grande souffrance est de ne pas me voir sur scene".


Dieu:"ma plus grande souffrance c'est de voir kanye west sur scene"
(+ Bonus Track: Zinedine Tzigane)


The Wrestler

- Je t'ai pas croisé au CBGB toi?
- Et toi je t'ai pas vu dans un film avec Van Damme?

A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d'entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l'adoration de ses fans. Mais lorsqu'il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d'un match, son médecin lui ordonne d'abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring...


Je l'ai seulement vu il y a quelques jours -honte à moi- et on a déjà beaucoup debattu sur ce film qui signe un énième come back du plus silliconné des acteurs, l'ancien Johnny Belle Gueule, Mickey Rourke. Autant annoncer la couleur tout de suite, je n'ai pas été totalement convaincu par les thématiques développées par Aronofski (Le poids des ans, la rupture avec la cellule familiale, l'esprit de reconquête et la passion) :Le Champion, avec Jon Voigt, et surtout Rocky, les avaient déjà abordées, en mieux. Il est à ce titre assez édifiant de dresser un parallèle entre les scènes de Rourke dans son supermarché de cambrousse (et ses chambres froides) avec le boulot de Balboa (une ... chambre froide de la banlieue de Philly) et le jeu de Rourke en lui même tout en grognements et en voix caverneuse. Filmé la plupart du temps caméra à l'épaule, le petit génie de Requiem for a dream et surtout The Fountain (vite) parvient cependant à nous faire entrer de plein pied dans le lumpenprolétériat des suburbs du New Jersey. Sinon Marisa Tomei a un bien joli corps et un film comportant une scène finale sur le son de Sweet Child O'Mine des Guns ne peut pas être totalement mauvais...

vendredi 10 avril 2009

The Promotion

Je ne sais pas si cette comédie mettant en scène l'horripilant Sean-William Scott et le toujours génial John C. Reilly sortira en salles en France mais en tous cas je le conseille vivement. Bien sûr, ce n'est pas le chef d'oeuvre de l'année en revanche il y a quelque chose de, oui n'ayons pas peur des mots, poétique dans ce film.
Pitch: Un jeune homme menteur et prompt à la colère et un ex-alcoolique aux comportements parfois déplacés se disputent le poste de gérant d’une nouvelle succursale d’un supermarché en banlieue de Chicago
Ouais. Raconté comme cela, ça à l'air génial hein. Détrompez-vous! Ca vaut le coup (déjà parce que cela ne dure que 1h15), que c'est avec au moins un acteur formidable (John C. Reilly mais je l'ai déjà dit) et que c'est une des premières comédies à surfer l'air de ne pas y toucher sur la crise, avec une question qui sous-tend le tout: l'appât du gain en périodes difficiles nous permet-il de tout faire y compris d'écraser la gueule du voisin? Quand je parlais de poésie, je faisais référence à la scène de l'escalator. Regardez le, vous comprendez. * Richard Welhner *
http://www.thepromotion-movie.com/

Babysitter wanted



"Attention, voici la clef du film" (Aimé Jacquet)


Enorme buzz autour de ce babysitter wanted écrit et réalisé par Jonas Barnes. "Révolutionnaire", "une autre vision du slasher" bla bla BLA BLA. Le moins que l'on puisse dire, à la vision de ce tout petit budget (et qui reprend une bonne partie du cast de la série Kyle XY), c'est que l'élan de sympathie que provoque ce film paraît pour le moins...incongru. Mal filmé (on se croierait devant un DTV canadien), mal éclairé et joué avec les pieds (mention spéciale au couple de parents), le script surfe un peu sur la vague torture-porn (initiée par la série SAW et HOSTEL) pour finalement prendre un contre-pied plutôt innatendu: Rebecca Miller, 18 piges, quitte sa maman et son appartement plein de croix et de chapelets (attention, message pour la suite du film) pour voler de ses propres ailes et intégrer son université, section histoire de l'art (premier cours: st georges et le dragon, WARNING, gros sabots part. II). Alors, évidemment, en arrivant sur place ce n'est pas la vie rêvée donc il faut gagner de l'argent pour améliorer son quotidien et donc (CQFD) faire du babysitting en faisant fi de cet étrange personnage massif portant un bonnet noir qui me suit depuis le début du film. Soit. Pour l'instant, rien que de très classique.
La nuit du baby sitting arrive, Rebecca arrive chez la famille d'exploitants agricoles dont elle doit garder le fils, Sam, 5 ans. Ce petit bout de chou avare de conversations ne se départit jamais de son chapeau de cow boy (attention SPOILER) ce qui aura son importance CAPITALE dans le dernier tiers du film. Voilà, tous les ingrédients sont là: une jeune baby sitter vierge, une maison isolée, un petit garçon étrange et un méchant invisible.



L'ambition proclamée des auteurs de ce film était visiblement de faire exploser les barrières des partis pris habituellement classiques des slashers movies pour en faire quelque chose de frais et en tous les cas d'inhabituel. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est complètement raté. Passée une premier tiers assez tendu et qui prend bien son temps pour exposer enjeux et personnages et un deuxième tiers ma foi toujours plutôt pas mal avec notamment une éprouvante séance d'eviscération, le reste du film part complètement en sucette sur le mode "les méchants ne sont pas toujours ceux qu'on croit". Mouais. A regarder par curiosité mais surtout ne pas se fier au buzz entourant le film...(spéciale dédicace à Bill Moseley - acteur fétiche de Rob Zombie- présent dans le film et qui ne fait pratiquement rien sauf empocher son cachet avec le sourire).

mardi 7 avril 2009

Prédictions: Noir c'est noir


Ce Nicolas Cage, quel toupet!
Etonnant film que ce "Prédictions" d'Alex Proyas. A l'origine, ce sont successivement Richard Kelly (le très surestimé "Donnie Darko") et David Fincher ("On se calme et on boit frais à St Tropez") qui devaient se coller à l'adaptation d'un scénario intriguant se basant sur le pitch suivant:
Caleb, fils du professeur du MIT John Koestler (Nicolas Cage), participe à l’événement majeur de son école : la distribution de dessins enfouis depuis 50 ans, exécutés lors de l’inauguration de l’établissement par les élèves d’alors. Le thème : imaginer le futur. Mais alors que les autres gosses héritent de dessins de fusées ou de robots, Caleb entre en possession d’une suite de chiffres apparemment sans queue ni tête. Apparemment, car son père parvient à déchiffrer le code : le document est en fait une liste des plus grosses catastrophes survenues ces 50 dernières années. Et aussi des catastrophes futures…
On donnait pas cher de la peau de ce blockbuster printanier coincé entre Watchmen et Race to the witch mountain et surtout film que l'on présumait comique involontaire grâce à un sujet casse gueule et aussi un peu la moumoute de Nicolas Cage.



Et pourtant...Et pourtant, le miracle a lieu puisque de miracle on peut parler. "Prédictions" est un vrai film de SF à l'ancienne, sans concessions, vraiment noir avec un dénouement qui serrera les gorges des plus hermétiques. Nick Cage y est bien, son fils dans le film joue un peu comme une endive mais on s'en fout, la musique de Marco Beltrami déchire et la production value est à tomber. Alex Proyas se permet même de se citer avec (ATTENTION SPOILER) les hommes en noir qui ramènent invariablement vers Dark City, à l'heure actuelle un de ses meilleurs films avec..."Prédictions". Gourmandise suprême, le film se permet également de faire référence à une nouvelle poignante de Richard Matheson pendant la dernière bobine, je vous laisse découvrir de quelle nouvelle il s'agit...

lundi 6 avril 2009

The Mentalist

Premier post tout chaud après une trèèèèèèèèèès longue interruption pour vous faire partager mon coup de coeur télévisuel de l'année (jusqu'au prochain, hein, faut pas déconner). Il s'agit de la série TV THE MENTALIST qui cartonne en ce moment sur un network US, en l'occurence CBS. Le pitch? Patrick Jane, ex-médium et désormais consultant pour le CBI (non ce n'est pas un défaut de prononciation mais bien -je suppose?- la branche californienne du FBI) à la suite d'un drame personnel, fait valoir toutes ses capacités d'analyse, de déductions et de déstabilisation pour coincer les criminels avec l'aide d'une fine équipe d'investigateurs avec notamment Robin Tunney (auparavant avocate de lincoln "grosse tête" burrows dans la première saison de prison break) et Amanda Righetti (précédemment ben euh, enlevée par Jason dans le redux produit par michael "boom boom" Bay). La saison 1 s'articule principalement autour de "loners" (épisodes sans lien les uns avec les autres) exceptés quelques uns qui déroulent le fil rouge de la némésis de Patrick Jane, "Red John" un sérial killer particulièrement retors ayant décimé la famille de Jane car cecui-ci se moquait de lui en direct à la TV...
Tout cela est fin (grâce en particulier à l'interprétation magistrale de Simon Baker dans le rôle titre), souvent drôle et parfois touchant. Un joli coup de maître - un de plus- pour Bruno Heller, créateur de la série magistrale ROME. Et cela devrait se poursuivre car toute l'équipe a resignée pour une saison 2.