
Sandler: "si si je te jure, tu ressembles à Mariah Carey!"
Eminem: "Réfléchis bien aux prochains mots qui vont sortir de ta bouche"
Ayé. Enfin vu la dernière galette de Judd "la mer s'ouvre devant lui" Apatow, Funny People. On en a déjà beaucoup dit sur la sérieuse propension du nouveau golden boy de la comédie US à en faire des tonnes (comprendre: rajouter de loooongues minutes souvent dispensables à ses métrages) sur les 3 films qu'il a réalisé (j'omets volontairement de citer les prods Apatow dont un récent Year One de TRES sinistre mémoire). Une bonne demi-heure en trop pour "40 ans et toujours puceau" et "En cloque mode d'emploi" et cette fois, une bonne heure très superflue sur les 2h15 de ce "funny people".
En deux mots, petit rappel de l'histoire: George Simmons (Adam Sandler) est un populaire humoriste qui apprend que son corps est malade et qu'il devra tester un nouveau médicament. Il décide alors d'embaucher Ira Wright (Seth Rogen), un apprenti comique qui cherche à faire sa place dans ce difficile domaine. Ensemble, ils vivront de multiples aventures à la limite de la vraisemblance, surtout lorsque George fera l'impossible pour reconquérir son ancienne flamme (Leslie Mann).
La première heure, véritable OFNI, nous démontre à quel point Apatow représente le futur de la comédie: questionnement intérieur, humour glaçant, blague sur les bites, quête d'identité, crise de la quarantaine, blague sur les bites. Oh, bien sûr, pas vraiment d'éclats de rire pendant cette première heure mais un vrai sentiment "mélancomique" et l'impression d'avoir assisté à la seconde révélation d'Adam Sandler en tant que "vrai" acteur (après le passé inaperçu "Reign Over Me").
La seconde partie du métrage va malheureusement précipiter la chute du film: on sent qu'Apatow -après avoir mis ses angoisses existentielles en abymes dans la première partie- met cette fois ci sa peur de perdre Leslie Mann (sa "vraie" femme dans la "vraie" vie) ainsi que ses deux charmantes filles. Notre intérêt baisse à la vitesse de la lumière, le temps s'étire, long, très long, et ce n'est malheureusement pas la performance ridicule d'Eric Bana dans le dernier tiers du film qui relancera un quelconque intérêt. Seth Rogen n'a plus aucune once d'utilité scénaristique à ce moment là du film et c'est bien dommage car on le retrouve émacié, vif et drôlissime après l'avoir quitté en caricature de lui-même dans le très con "Observe and Report".
On offre donc un baillement poli en ayant l'impression d'assister à la fin d'un Judd Apatow à l'aura mythique pratiquement mort née. A moins qu'il ne se décide enfin à faire des films moins longs. Na.
1 commentaire:
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