
Un black, un ballon de basket, un grillage: Oui, on est bien à L.A...
Les journées d'été sont longues et parfois on ne sait plus vraiment comment les remplir. Pour preuve, j'ai décidé une nuit interminable de me (re)farcir un film de Russel "Razorback forever" Mulcahy: "Ricochet". Contexte: 1991, Mulcahy est alors au sommet de sa gloire au sortir de Razorback et Highlander et figure tout en haut de la A-List d'Hollywood. Le plus grand producteur de l'époque, Joel Silver, décide de lui offrir sur un plateau LE script du moment en vogue dans la cité des anges: Ricochet, écrit par Fred Dekker (le fantastique "Night of the creeps" notamment) et Steven E. De Souza. Scénario fantastique qui attire toutes les stars d'Hollywood: Richard Gere, Bruce Willis et Harrisson Ford se montrent d'ailleurs intéréssés. Finalement, c'est le encore tout jeune Denzel Washington qui décroche le rôle principal et John Lighgow celui de sa redoutable némésis. Le pitch:
Issu d'une famille noire défavorisée, Nick Styles a toujours su qu'il n'avait qu'un moyen de s'en sortir: faire carrière dans la police. C'est à la faveur de l'arrestation d'Earl Talbot Blake, un dangereux psychopathe, que cet homme d'action et de terrain grimpe rapidement les échelons pour devenir procureur général. Mais, derrière les barreaux de sa cellule, Blake rumine sa vengeance. Une évasion spectaculaire lui permet de retrouver la liberté. Earl Talbot Blake n'aura alors de cesse de détruire la vie de celui qui l'a jété en prison plusieurs années auparavant...
Emoustillant isn't it? Destins croisés, peinture sociale, arrivisme, le tout dans un L.A post émeutes raciales le cocktail sentait bon, trop bon.Malheureusement, à l'arrivée, ce script fantastique est complètement dénaturé et salopé par le père Silver et l'imagerie clipesque de pacotille de Mulcahy: dialogues balourds, plots scénaristiques avortés, symbôles crypto-gay risibles, acting suspect (je mets quiconque au défi de trouver interprétation plus surjouée que celle de Lightgow dans ce film), le personnage de Ice-T (symbôle de la ville de L.A dans le script), pour parvenir à un résultat hautement risible qui fleurte avec la série Z de luxe.
Encore un fabuleux script jeté aux orties par l'incompétence de producteurs moneymakers avant tout et un mauvais choix de réal.
Mais bon, si vous voulez rire pendant 1h30, regardez-le quand même...
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