
"Attention, voici la clef du film" (Aimé Jacquet)
Enorme buzz autour de ce babysitter wanted écrit et réalisé par Jonas Barnes. "Révolutionnaire", "une autre vision du slasher" bla bla BLA BLA. Le moins que l'on puisse dire, à la vision de ce tout petit budget (et qui reprend une bonne partie du cast de la série Kyle XY), c'est que l'élan de sympathie que provoque ce film paraît pour le moins...incongru. Mal filmé (on se croierait devant un DTV canadien), mal éclairé et joué avec les pieds (mention spéciale au couple de parents), le script surfe un peu sur la vague torture-porn (initiée par la série SAW et HOSTEL) pour finalement prendre un contre-pied plutôt innatendu: Rebecca Miller, 18 piges, quitte sa maman et son appartement plein de croix et de chapelets (attention, message pour la suite du film) pour voler de ses propres ailes et intégrer son université, section histoire de l'art (premier cours: st georges et le dragon, WARNING, gros sabots part. II). Alors, évidemment, en arrivant sur place ce n'est pas la vie rêvée donc il faut gagner de l'argent pour améliorer son quotidien et donc (CQFD) faire du babysitting en faisant fi de cet étrange personnage massif portant un bonnet noir qui me suit depuis le début du film. Soit. Pour l'instant, rien que de très classique.
La nuit du baby sitting arrive, Rebecca arrive chez la famille d'exploitants agricoles dont elle doit garder le fils, Sam, 5 ans. Ce petit bout de chou avare de conversations ne se départit jamais de son chapeau de cow boy (attention SPOILER) ce qui aura son importance CAPITALE dans le dernier tiers du film. Voilà, tous les ingrédients sont là: une jeune baby sitter vierge, une maison isolée, un petit garçon étrange et un méchant invisible.
L'ambition proclamée des auteurs de ce film était visiblement de faire exploser les barrières des partis pris habituellement classiques des slashers movies pour en faire quelque chose de frais et en tous les cas d'inhabituel. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est complètement raté. Passée une premier tiers assez tendu et qui prend bien son temps pour exposer enjeux et personnages et un deuxième tiers ma foi toujours plutôt pas mal avec notamment une éprouvante séance d'eviscération, le reste du film part complètement en sucette sur le mode "les méchants ne sont pas toujours ceux qu'on croit". Mouais. A regarder par curiosité mais surtout ne pas se fier au buzz entourant le film...(spéciale dédicace à Bill Moseley - acteur fétiche de Rob Zombie- présent dans le film et qui ne fait pratiquement rien sauf empocher son cachet avec le sourire).
2 commentaires:
J'lai regardé hier, j'ai cru pendant 30 minutes que le film datait de 1989, jusqu'à ce que quelqu'un sorte un portable...
Mais sinon j'ai plutot préféré ce film à la plupart des tee slashers movies précédents (jason et les argonautes origins, freddy mercury le retour).
Un peu généant la musique stressante quand l'heroine prend simplement une tasse à café dans un placard, mais sinon bon rythme.
(musique stressante lorsque le petit enleve son chapeau: HUNGRY)
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